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Jusqu’à maintenant, il n’a pas fait super chaud cet été et pas non plus super froid d’ailleurs (il n’a pas neigé, du moins pas ici). Une chose est sure pourtant : s’il avait fait –20°C comme en 2012, on aurait eu droit aux classiques « meh, il est où ton réchauffement climatique, là ? ».

Le problème c’est que le climat et la météo ne doivent pas être confondues.

Le climat, c’est l’évolution de la température et d’autres paramètres sur plusieurs décennies voire siècles ou millénaires. La météo, c’est le temps qu’il fera dans quelques heures ou quelques jours.

Le climat, l’évolution sur le long terme est prévisible, parce qu’il évolue lentement et de façon périodique : après une longue ère glaciaire, il est normal qu’un réchauffement commence puis atteigne un pic et redescende quelques millions d’années après. La météo, elle, est très imprévisible : un nuage passant au dessus d’un lac, par exemple, suffit à réduire l’évaporation localement et fausser la prévision d’un orage. La météo est quelque chose de chaotique.

C’est comme un maitre promenant son chien : le chien va à droite et à gauche de façon aléatoire et à son gré ou à celui des insectes qu’il chasse. C’est la météo. Le maitre suit son chemin de façon plus régulière, plus ordonnée (il reste sur le trottoir ou le bas-côté), plus prévisible. C’est le climat.
Si un chat voulait fuir le chien, il devrait observer la direction du maitre et non celui du chien afin de déterminer où se rendra l’animal qu’il fuit :

maitre promenant son chien sur la plage
Il en va de même pour le climat et la météo : si on veut savoir le temps qu’il fera dans 100 ans, ça ne sert à rien de d’extrapoler à partir de la différence de température entre aujourd’hui et demain. Il faut mieux regarder l’évolution de la température depuis les cinquante dernières années.

Dans l’autre sens, ce n’est pas parce qu’il fait –20°C une nuit de février que le climat n’est pas en train de se réchauffer.

C’est un fait que la température augmente depuis 150 ans.

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Pazns a dit :

Un peu de valeur ajoutée :

C'est surtout un fait que le climat planétaire se réchauffe en globalité depuis même quelques centaines d'années, et l'homme n'y est pas vraiment pour grand chose. Nous avons probablement seulement accélérer un mouvement qui aurait pris peut-être 200 ans de plus pour arriver au même résultat.


Ensuite, je dirais également que pour prévoir "le temps qu'il fera dans 100 ans", il faudrait même regarder plus loin dans le passé que seulement 50 ans.
Le recul (10 000 ans) nous apprend que nous sommes actuellement dans le haut de la pente ascendante d'un pic inter-glaciaire.
La paléoclimatologie est une aide précieuse pour comprendre comment se comporte, à très grande échelle, le climat de la planète.
De plus, une fois "refroidie", la Terre a tendance à le rester pour un petit moment. L'albédo (la capacité d'une surface blanche à réfléchir l'énergie solaire) y est une grande aide.
Et, évidemment, l'influence de l'état spatial de la planète (axe de rotation, précession, nutation, etc...) aurait également selon les statistiques une influence, ténue mais présente, sur le climat.
Donc on peut dire que même si le climat est globalement assez régulier, il est quand même "localement" (une poignée de centaines d'années) assez chaotique.
Par exemple, l'évolution de la température de l'océan en certaines zones suffirait à détourner des courants marins, et de fil en aiguille, détournerait une grande source de chaleur pour certaines régions continentales.

Du chaos organisé en quelque sorte.
On remarque qu'il faut peu de choses pour déséquilibrer le climat de la planète, malgré la très grande quantité d'influences, qui peuvent s'enchaîner les unes les autres comme des dominos.
C'est là toute la difficulté de la météorologie et de la climatologie : les "équations du temps" ont une quantité effroyable de variables qui en plus sont inter-dépendantes. Un sacré bazar.

Et n'oublions pas notre Soleil qui de temps à autres pique une crise sans crier gare.



Ce fut un article bien court, je trouve =/

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jerry wham a dit :
C'est surtout un fait que le climat planétaire se réchauffe en globalité depuis même quelques centaines d'années, et l'homme n'y est pas vraiment pour grand chose. Nous avons probablement seulement accélérer un mouvement qui aurait pris peut-être 200 ans de plus pour arriver au même résultat.

Tu peux pas savoir comment ça me fait plaisir de lire ça. Depuis le temps que je le répète, j'avais l'impression d'être le seul illuminé.

En effet, à l'échelle géologique, la Terre est dans une aire pré-glaciaire (ce que tu appelles "le haut de la pente ascendante d'un pic inter-glaciaire") qui fait que le climat se réchauffe sur quelques centaines d'années. Ce qui a pour effet de modifier certains courants marins (gulf stream par exemple) et de fils en aiguilles de modifier drastiquement ensuite le climat qui se refroidit.

Cela s'est déjà produit plusieurs fois dans l'histoire de la Terre avec ou sans la présence de l'homme. Ce sont les glaces des pôles qui nous l'apprennent.

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Benoît R a dit :

Juste une question.

On est à la moitié de l’augmentation du niveau de CO2 dans l’air qui transformerait la moitié de la Terre en un désert chaud et aride.

D'où vient cette information ? La moitié, c'est vraiment exagéré, je trouve.

Selon ce graphique du GISS, la température a augmenté de 0,8 °C depuis 1880, alors que la concentration de CO2 est passée de 280 ppm dans les années 1800, à 400 ppm aujourd'hui, une augmentation de 120 ppm.

Faisons quelques calculs. Supposons que 100% de l'augmentation de la température soit due au CO2 (ce qui est certainement très faux), alors rendus à une autre augmentation équivalente (jusqu'à 520 ppm), si l'on suppose que la température suit de façon linéaire la concentration de CO2 (ce qui est aussi faux), alors on atteindra une augmentation totale de 1,6 °C depuis le début de l'ère industrielle.

On est loin d'un « désert chaud et aride », même avec les pires prédictions qu'on puisse faire avec ces chiffres.

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Le Hollandais Volant a dit :

@Benoît R : j’ai pris ce chiffre dans un documentaire, Cosmos - A spacetime odissey, présenté par l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson.

Passer de 280 ppm à 520 ppm, c’est déjà passer du simple au double (pratiquement) : au niveau d’une quantité de gaz dans l’atmosphère, c’est très loin d’être négligeable.

Alors certes, à lui seul ce CO2 ne fera pas tout. Mais n’oublions pas par exemple que 1°C de hausse du climat dérègle à peu prés tout : les océans se dilatent, en premier lieu. Ensuite de nouveaux courants peuvent se former ; je pense au canal du panama, qui, s’il devient inondé alors des courants peuvent passer par là et un courant marin peut s’y former, déréglant les deux plus gros océans de la planète (le phénomène inverse ayant causé la fin d’une des dernières ères glaciaires : la baisse du niveau des océans à cause du remplissage de la méditerranée à coupé le courant passant sur l’isthme de Panama et donnant naissance au gulf-stream en atlantique, avec les régulations du climat dont il est à l’origine).
De plus, la Sibérie et d’autres régions contiennent des gaz comme du méthane : le CO2 est suffisant pour libérer ce gaz (la Sibérie est gelée, piégeant ce gaz, mais pour combien de temps ?), qui est un gaz à effet de serre 26 fois plus puissant que le CO2 : imagines passer de 500 ppm de CO2 à 10'500 ppm. Sans compter que le méthane détruit la couche d’ozone qui protège toute la vie des UV et des particules cosmiques mortelles.

Non, ce n’est pas juste une question de CO2.
Le CO2 est inoffensif jusqu’à 3% dans l’atmosphère (et mortel à partir de 25% — ce qui laisse de la marge pour les bipèdes que nous sommes), mais les effets du CO2 sont colossaux.

Concernant la quantité, on estime (même source) que tous les volcans de la planète émettent environ 500 mega-tonnes par an. C’est énorme. Mais l’homme rejette (chiffre 2008) 31'000 mega-tonnes, soit 60 fois plus de CO2 dans l’air et par an (et trois fois plus que ce que toutes les plantes n’absorbent).


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