Vénus, bien visible ici.
Quand on lève les yeux vers le ciel nocturne, certaines « étoiles » que l’on voit ne sont pas des étoiles. Ce sont des planètes.
Parmi les huit planètes de notre système solaire, cinq sont visibles à l’œil nu, en excluant la Terre évidemment : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne.

Les planètes apparaissent comme des étoiles lointaines, pourtant si on sait ce qu’on cherche, on peut facilement les repérer. De plus, vu que ces planètes gravitent autour du Soleil, leur position bouge dans le ciel, au fil des jours, des mois ou des années.

Leur traque et leur suivi est d’ailleurs effectuée depuis des millénaires par les astronomes de la Rome et de la Grèce Antique, qui voyaient en eux des divinités.

Mercure (chez les Romains, ou Hermès chez les Grecs), la planète la plus proche du Soleil et se déplaçant la plus vite était le messager des dieux, parcourant le ciel entre les étoiles.
Saturne (chez les Romains, ou Chronos chez les Grecs), la planète visible la plus éloignée de nous et donc aussi la plus lente à traverser le ciel était considérée comme la divinité du temps.
Mars (chez les Romains, ou Arès chez les Grecs), rouge de façon visible, était associée à la guerre (et ses deux lunes, découvertes bien plus tard, furent nommées Phobos, d’après la divinité de la peur, et Déimos, incarnant la terreur).
Jupiter (chez les Romains, ou Zeus chez les Grecs) lente mais très brillante, était le père et le roi de tous les dieux.

Dans cet article, je vais vous donner quelques astuces pour tenter de repérer les planètes à l’œil nu. Pour certaines planètes, ce n’est vraiment pas compliqué !

Pour vous aider, ou pour confirmer que vous ayez bien trouvé la vraie planète, vous pourrez évidemment utiliser une application mobile (telle que Stellarium)  !
Si vous débutez dans l’observation du ciel, vous en aurez probablement besoin. Peu à peu en revanche, vous saurez en repérer au premier coup d’œil.

Mercure

Mercure est la planète la plus proche du Soleil. Ceci rend son observation parfois difficile : en effet, Mercure n’est visible que de nuit (forcément) mais étant proche du Soleil, elle l’est également dans le ciel. Elle n’est donc visible que juste après le coucher du Soleil mais pas trop tôt non plus sinon la lueur du Soleil sous l’horizon risque de la masquer. Il est également possible de le voir juste avant le lever du Soleil.

Quand elle est visible, Mercure apparaît de façon relativement brillante, et dans le plan de l’écliptique, c’est-à-dire le plan contenant toutes les autres planètes. Si vous arrivez à repérer Vénus (la plus simple à repérer), vous aurez le plan et Mercure sera alors quelque part sur ce plan, près du Soleil.

Mercure fait le tour du Soleil en un peu moins de 2 mois terrestres. Ceci signifie qu’elle est visible le matin ou le soir alternativement chaque mois. Elle est également masquée totalement par le Soleil une bonne partie du temps, ce qui rend son observation pas toujours possible.

Comme j’ai dit, la planète la plus repérable reste Vénus, dont on va parler maintenant.

Vénus

Vénus, en dehors du Soleil et de la Lune, est l’astre le plus brillant du ciel. Elle est tellement brillante qu’elle est régulièrement confondue avec un OVNI. Ceci vient du fait que Vénus est la planète la plus proche de nous et que sa surface est très réfléchissante aux rayons du Soleil.

Lorsqu’elle est visible dans le ciel, Vénus est en général la première « étoile » visible le soir ou la dernière à partir le matin, au-dessus de l’horizon et du côté de là où se trouve le Soleil. Elle est parfois visible une demi-heure après le lever complet du Soleil, quand ce dernier est encore rasant.
La durée pendant laquelle elle est visible reste néanmoins nettement plus importante que pour Mercure : Vénus est visible jusqu’à 3 heures après la tombée de la nuit (ou 3 heures avant le lever), mais guère plus, car elle finit par se coucher également.

Vénus comme Mercure sont plus proches du soleil que la Terre. Par conséquent, leurs positions dans le ciel est toujours avoisinante de celle du Soleil. Le Soleil se couchant à l’ouest, si vous pensez voir Vénus à l’est lors d’une soirée d’observation, vous êtes sûr de faire fausse route : ce n’est pas Vénus. S’il s’agit d’un astre particulièrement lumineux, il y a en revanche de grandes chances que vous ayez repéré Jupiter, également très lumineuse.

Quoi qu’il en soit, si vous voyez une « étoile » anormalement brillante le soir du côté du coucher ou le matin du côté du lever du Soleil, aucun doute qu’il s’agisse de Vénus.

Sur l’image d’en-tête, c’est d’ailleurs Vénus qui est si brillante et qui sort très nettement du lot. La photo a été prise en mars 2020 un peu au sud de Clermont-Ferrand, dont on voit les lumières à droite.

Mars

Mars est plus éloigné du Soleil que la Terre. Elle est toujours sur le plan de l’écliptique qui contient les planètes et donc sur un axe traversant le ciel, mais cette planète peut être vue n’importe où dans le ciel : du côté du Soleil, comme du côté opposé. Elle peut donc également être vue en plein milieu de la nuit et pas seulement lors des phases de couchers et de lever de notre étoile comme Vénus et Mercure.

Mars est surnommé la planète rouge, et ce n’est pas sans raison : Mars apparaît clairement rouge dans le ciel !
Cette couleur lui est donnée par l’oxyde de fer, la rouille, qui est globalement rouge-orangée et qui est présente en grandes quantités à la surface de la planète.

Mars est également une petite planète, mais sa proximité dans le système solaire fait qu’elle est toujours clairement visible, sauf évidemment si elle est cachée par le Soleil ou sous l’horizon.

Étant donné que les planètes sont toutes sur un axe traversant le ciel, il n’est pas rare que l’on voit Mars tantôt à proximité de Jupiter et tantôt de Vénus, parfois même Saturne et parfois en groupes avec la Lune :

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Conjonction planétaire de Mars, Jupiter et Saturne avec la Lune, le 20 mars 2020 (source image)

Dans ces conditions, il est facile de repérer cet astre rougeoyant à proximité des très brillantes Vénus ou Jupiter.

Enfin, et juste pour le côté poétique, sachez que lorsque vous observez la planète Mars, il y a une petite chance que l’on vous observe en retour depuis Mars. Pas des Martiens ni des humains, bien-sûr, mais plutôt l’un de la poignée de robots martiens qui sillonnent sa surface depuis des années.
Certains clichés ont été pris par ces robots et transmis à la Terre montrant notre planète bleue dans le ciel martien, également teintée de bleue à cause de son atmosphère fine fortement chargée en CO2 :

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La Terre photographiée depuis la surface de Mars (source : Nasa)

Mars est pour l’instant et à ce jour, l’un des deux seuls mondes à partir duquel une photo de la Terre fut prise de sa surface, le premier étant la Lune.

Jupiter

L’énorme planète Jupiter (11 fois le diamètre de la Terre, pour 317 fois la masse) et sa relative proximité font qu’elle est toujours très nettement visible. Bien souvent, il s’agit du quatrième astre le plus brillant du ciel (après Vénus, la Lune et le Soleil). Jupiter ne scintille pas dans le ciel, contrairement aux étoiles et elle est donc relativement reconnaissable. Sa taille apparente est également la plus grande de toutes les planètes visibles.

Tout comme Mars, Jupiter est plus éloigné du Soleil que la Terre. Jupiter est donc visible un peu partout sur l’axe des planètes et à n’importe quelle heure.

Observé avec une lunette astronomique, ou même de bonnes jumelles, il est possible de voir sa grande tache rouge (si elle nous fait face) et éventuellement ses quatre plus grandes lunes : Io, Ganymède, Europe et Callisto, situées entre 1 et 15 diamètres joviennes environ de leur planète et sur le plan équatorial de cette dernière. Ce sont les lunes galiléennes, que Galilée a pu observer avec la première lunette astronomique qu’il a inventé (à l’origine pour la marine militaire, mais qu’il a miraculeusement pointé vers le ciel) il y a 400 ans. Depuis, plus de 60 autres lunes ont été découvertes autour de Jupiter, bien qu’elles soient beaucoup trop petites pour être visibles de chez soi.

Chacune des lunes est un monde à part. En particulier Europe, qui serait un bon candidat pour abriter la vie, étant réchauffée par Jupiter. Io quant à lui, est tellement proche de sa planète qu’elle est suffisamment malaxée par les forces de marée qu’elle est l’astre le plus actif du système solaire sur le plan volcanique. De plus, la magnétosphère jovienne arrache des millions de tonnes de gaz ionisés de l’atmosphère d’Io, formant un tore de plasma, appelé « tore de plasma d’Io », invisible bien-sûr, mais dont la physique est particulièrement impressionnante : plus de 400 000 volts sont établis entre Jupiter et Io, entraînant un courant de plasma dont la puissance totale dépasse l’installation électrique humaine sur Terre !

Si vous l’observez durant plusieurs heures avec un instrument astronomique, vous pourrez voir la planète tourner, sa grande tache rouge apparaître ou disparaître et ses Lunes se déplacent sur leur orbite.

Saturne

Saturne est plus éloigné que les autres planètes et est également nettement moins brillante. Selon la période de l’année, elle peut même être occultée ou éblouie par le Soleil ce qui va la rendre impossible à voir durant plusieurs semaines (seulement quelques heures ou jours pour Mars et Jupiter).

Saturne est la plus lumineuse lorsque ses anneaux sont également visibles et éclairés par le Soleil, augmentant alors la luminosité de l’ensemble de la planète depuis la Terre.
Ceci arrive lorsque Saturne et la Terre sont en opposition, c’est-à-dire de part et d’autre du Soleil.

Comme les autres planètes, Saturne n’émet pas directement de lumière mais reflète celle du Soleil. Elle brille donc différemment des autres étoiles, sans scintiller. Quand on en a l’habitude, c’est un indice relativement fiable pour repérer une planète.

Vu que cette planète n’est ni spécialement colorée (elle est jaune pâle), ni particulièrement lumineuse, la repérer n’est pas aussi simple que les autres. Il est donc beaucoup plus pratique de vérifier sa position sur une carte du ciel (à jour) ou une application spécialisée, puis de la repérer.

Si vous arrivez à la repérer cependant, n’hésitez pas à sortir les jumelles ou une lunette : vous pourrez alors prétendre à voir ses anneaux !
Saturne n’est pas la seule planète à avoir des anneaux (les quatre géantes gazeuses en ont), mais celles de Saturne sont de très loin les plus majestueuses.

Parlant de ses anneaux, il s’agit d’un système récent essentiellement composée de glace d’eau.
Leur origine est encore débattue, mais il pourrait s’agir des restes d’une lune désintégrée par les effets de marrer de Saturne ou par un impact de comète. Toutes les théories semblent cependant s’accorder sur leur âge, située entre 10 et 100 millions d’années, soit nettement plus récent que le système solaire lui-même.

Le système annulaire de Saturne est également un système instable. On estime que d’ici quelques centaines de millions d’années, ils auront disparu : les poussières se seront peu à peu déviées sur une lune ou sur Saturne. Là encore, leur durée de vie estimée ne correspond qu’à une petite fraction de l’âge du système solaire ou de l’univers. On peut donc se considérer chanceux de pouvoir les observer.

Et Uranus ? Neptune ? Et Pluton ?

Uranus est trop éloigné pour être observée à l’œil nu. Si l’on sait où il se trouve, on peut le voir avec une lunette astronomique, mais il est beaucoup trop éloigné pour en distinguer quoi que ce soit.

C’est encore plus difficile pour Neptune. Cette planète, d’ailleurs, a été détectée par le calcul avant d’être observée à travers une lunette : les observations d’Uranus semblaient montrer une trajectoire perturbée. Les astronomes mesurèrent alors la perturbation au fil des ans, émirent l’hypothèse de l’existence d’une nouvelle planète, et entreprirent les calculs pour la positionner (de façon à correspondre aux anomalies de l’orbite d’Uranus). Elle fut découverte en 1846 à un seul degré d’angle de la position calculée !

Enfin, pour Pluton… cette ex-planète — désormais « planète naine » — est si lointaine du Soleil et de nous qu’il faut un télescope de recherche de plusieurs mètres pour l’apercevoir, et même avec ça, elle reste difficilement discernable. Sa découverte remonte à 1930 seulement.

Inutile de vous parler des autres corps du système Solaire, au-delà, comme Sedna ou Éris : ils sont tous invisibles.

Quid d’autres objets célestes ?

En dehors des étoiles (dont le Soleil fait partie), des planètes, et bien évidemment de la Lune, il y a d’autres choses à voir dans le ciel.

Les astéroïdes ne sont pas visibles à l’œil. Les comètes sont trop rares pour être visibles et aucune n’est visible prochainement. Les galaxies sont trop éloignées et ne sont pas assez lumineuses, même si la galaxie d’Andromède serait aussi grande que la Lune si elle était visible.

Que reste-t-il de visible du coup ?

Comme je l’ai mentionné, si vous prenez ne serait-ce que des jumelles, ou mieux, une lunette ou un télescope, vous pouvez apercevoir des choses comme les lunes de Jupiter ou les anneaux de Saturne.

Si vous avez de la chance, que vous laissez vos yeux s’acclimater à la nuit, peut-être apercevez-vous un météore  : il s’agit d’un débris rocheux qui brûle en traversant l’atmosphère terrestre à plusieurs dizaines de kilomètres par seconde. L’échauffement est dû initialement par le choc des molécules de l’air (même raréfiée à haute altitude) et cela suffit à brûler la roche dans une intense lumière.
Généralement le rocher finit totalement vaporisé, mais s’il est assez gros, son noyau, généralement métallique, peut s’écraser à la surface de la planète et produire quelques dégâts. Le rocher, une fois refroidi, est alors appelé une météorite. Elles sont reconnaissables à leur aspect lisse (car ayant été échauffées et fondues), leur forte densité (à cause de leur teneur élevé en métaux) et parfois à leur capacité à rester collé à un aimant (si elle contient suffisamment de fer ou de nickel).

Les météores sont parfois très nombreux durant certains mois ou certaines nuits de l’année (nuit des perséides par exemple) : ceci vient du fait que la Terre traverse alors un nuage local de débris rocheux, rémanent de la dislocation d’une comète ancienne, par exemple. Les débris brûlent alors les uns après les autres dans l’atmosphère et on peut en voir plusieurs fois par minute !

Ensuite, si le ciel est bien clair et que vous êtes en pleine campagne loin de toute pollution lumineuse, vous pouvez aussi apercevoir la Voie Lactée, notre galaxie. Vu que nous sommes en son sein, ce que l’on voit est comme un « nuage » un peu plus clair que le ciel noir, traverser le ciel comme une tache de lait, claire, sur un tissu sombre. Sur mon autre blog, j’avais écrit un billet d’humeur à ce sujet, et la zone lumineuse sur la photo de l’article est la Voie Lactée.

Enfin, en plus de tout ça, il est aussi possible (et même très courant) d’apercevoir des satellites artificiels. Juste après le coucher du Soleil, en début de nuit (ou tout à la fin), lorsque le Soleil est encore au-dessus de l’horizon pour les satellites en altitude, mais qu’il fait déjà nuit au niveau du sol.
Dans le ciel, ce sont des points brillants (comme des étoiles) qui traversent le ciel de manière visible (comme un avion de ligne), mais qui ne clignotent pas et ne font pas de bruit. Ils peuvent aussi « s’éteindre » au milieu du ciel, quand ils passent dans l’ombre de la Terre

Récemment, Space X a commencé d’envoyer des hordes de satellites dans le ciel, par série de 60, pour un total de 12 000 prévus (alors que le nombre de satellites actuellement en place est d’environ 2 600). Ceci n’est et ne sera pas sans effet sur l’observation du ciel depuis la Terre. Certaines traînées de satellites Starlink ont déjà été observées, même à l’œil nu :

Trainées laissées par les satellites Starlink en exposition longue.
Traînée de quelques satellites Starlink, prises en exposition longue. À l’œil, les satellites sont des points lumineux qui se déplacent, mais en exposition longue, ils laissent des traînées.

Pour finir : si vous voyez quelque chose traverser le ciel en clignotant, c’est juste un avion. Une fois que l’avion a traversé le ciel vers l’autre côté, vous devriez entendre le bruit de l’avion (qui arrive toujours après). Un satellite, lui, ne clignote pas (il n’y a pas de lumières dessus) et ne fait pas de bruit.

Merci à Léo pour l'idée de cet article~

Image d’en-tête : travail personnel.

10 commentaires

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Juju wrote:

Toujours sympa de s'occuper la tête en cette période de confinement.
Sinon: " plusieurs dizaines de kilomètres par heure". N'est ce pas un peu lent ?
Et question, les astres ont-ils des phases visibles ?

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blux wrote:

@juju : on peut apercevoir, avec une bonne paire de jumelles ou une petite lunette, des croissants de Vénus, identiques à une observation de la lune(en taille 1000XS, cependant...).

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Les jumeaux JFP/Jean-François POULIQUEN wrote:

▬JFP¦¦20200329¦¦Bonsoir¦¦ Vous avez sûrement raison JUJU de dire qu'il faut s'occuper la tête par ces moments spéciaux et difficiles de confinement, et nous sommes étonné que le hollandais volant puisse encore voler, car il aurait dû atterrir depuis longtemps, et se poser sagement et prendre son temps à répondre à nos bêtises. Mais apparemment le hollandais volant est le seul autorisé à encore voler, mais il finira bien par atterrir par manque de carburant, car il n'a pas encore la solution de voyager à l’œil sans énergie. Il faut attendre et nous attendons tous. Les planètes peuvent être un passe temps pour occuper l'esprit, mais il y a tellement d'autres choses à voir et surtout à comprendre. Bonne soirée.
▬Les jumeaux JFP/Jean-François POULIQUEN

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L6 Atmo wrote:

Juste une petite erreur dans le paragraphe sur Jupiter : Galilée n'a pas inventé le téléscope mais la lunette astronomique, ce qui n'est pas la même chose. Mais je reconnais le grand savant qu'était Galilée et le grand vulgarisateur qu'est le hollandais volant ;) (Merci pour vos billets que j'attends à chaque fois avec impatience)

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Le Hollandais Volant wrote:

@L6 Atmo : Ah oui, très juste ! Je vais corriger ! Le téléscope est lui l’œuvre de Newton.

Pour ceux qui cherchent la différence (ça pourrait faire l’objet d’un article, d’ailleurs) :
– la lunette est composée de deux lentilles (comme un microscope, mais avec des focales différentes) ;
– le télescope utilise un miroir concave (en plus de lentilles) pour grossir l’image (comme le creux d’une cuillère).

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L6 Atmo wrote:

et pour ceux qui ont eu la chance d'être dehors comme moi avec rien d'autre à faire que lever le nez vers le ciel, ce matin vers 6h30, on pouvait admirer Jupiter, Saturne et Mars regroupées en regardant vers le Sud-Est. Faciles à reconnaitre, c'étaient les dernières "étoiles" brillant dans le ciel dont une bien rouge, Mars.
https://twitter.com/astroparticule/status/1244721957377126401

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Le Hollandais Volant wrote:

@L6 Atmo : Tout à fait ! J'avais également twitté sur ce sujet hier matin :D

Jupiter est très lumineuse, les deux autres un peu moins, mais Mars est clairement rouge. Le matin à 6h00 j'ai sorti mes jumelles : j'ai même pu voir ce que je penses être une des Lunes de Jupiter (invisible à l'oeil mais bien là avec les jumelles). Je n'ai plus de "vrai" instrument pour observer et vérifier par contre.

Et le soir, vers 21h environ, on peut voir Vénus, très brillante, et assez haut dans le ciel !

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Ténor wrote:

@Juju : Oui, c'est plus probablement des km/seconde !?

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Zack wrote:

Super article et très bon rappel des merveilles que l'ont peut observer avec très peu de moyens tout au long de l'année. J'aimerais simplement ajouter que l'observation et l'analyse des mouvements des objets célestes remontent au moins jusqu'aux Babyloniens. L'observation des planètes remontent donc bien au delà des Romains et des Grecs. Les Babyloniens ont d'ailleurs été les premiers à établir des tables de prédictions mathématiques relatives à l'apparition et aux déplacements des différentes planètes et étoiles du ciel. Ils ont également fait de l'astronomie la première branche des savoirs antiques à pouvoir se targuer d'une certaine exactitude.


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