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diodes
Les lumières LED (ou DEL, en français) nous envahissent : bien moins gourmandes en énergie, moins chauffantes et plus colorées, elles ont pas mal d’avantages. Mais comment ça marche ?

De façon ancestrale, on a toujours produit de la lumière avec du feu (torche, chandelle, bougie…) et plus généralement avec de la chaleur (lumière solaire, lampe à filament).

Ces dispositifs fonctionnent avec le principe de la loi du rayonnement de Wien : tout objet chauffé émet du rayonnement. Le corps humain à 37°C émet dans l’infrarouge. Une flamme à ~1000°C émet dans le rouge-orangé. Un filament de tungstène dans une lampe à incandescence traversé par un courant chauffe à 3000°C et émet de la lumière blanche.

Le principal ennui avec une lampe à incandescence, c’est que la majeure partie de l’énergie est perdue en chaleur.

Avec les LED, c’est différent. Le rayonnement émis n’est plus produite par la température mais par le matériau lui-même. En fait, quand une LED est traversée par un courant, elle ne produit pas de la chaleur mais de la lumière. On passe ainsi d’un rendement lumineux de 5% pour les lampes classiques à un rendement proche des ~50% (le reste étant : un peu de chaleur par effet Joule et de la lumière perdue au sein même de la LED).

Le fonctionnement relève de la physique quantique des semi-conducteurs. Les semi-conducteurs (comme le silicium ou le gallium) sont des matériaux à mi-chemin entre les conducteurs (métaux) et les isolants (plastiques ou verre, par exemple).

Un matériau est conducteur quand ses électrons sont capables de se promener au sein du matériau et constituer un courant électrique.
On dit que l’électron se retrouve dans la bande énergétique de conduction. Dans un conducteur la bande énergétique de conduction (responsable du passage du courant) est la bande énergétique de valence (responsable des liaisons atomiques) se chevauchent.
Dans un semi-conducteur, ces deux bandes énergétiques sont proches et dans un isolant ils sont trop éloignées (et les électrons ne peuvent pas sauter d’une bande à l’autre) :

principe des bandes semi-conducteur
(source)

En pratique, pour un semi-conducteur, l’application d’une tension suffisante permet de faire passer des électrons de la bande de valence à la bande de conduction.

On se retrouve donc avec la configuration suivante :

  • la bande de valence a perdu un électron. Elle a donc une place libre, appelé « un trou »
  • la bande de conduction a gagné un électron (qui peut alors conduire le courant).

Or, cette configuration n’est pas stable et ne reste donc pas comme ça. L’électron finit par retourner dans son trou pour le boucher. Cette recombinaison « électron-trou » dans une LED libère un photon, autrement dit de la lumière.
La lumière des LED vient donc de la stabilisation du semi-conducteur par la recombinaison des paires électron-trou.

Ce qu’il y a d’intéressant ici, c’est que selon le matériaux semi-conducteur choisi, la distance énergétique (c.à.d la différence d’énergie) entre la bande de valence et la bande de conduction est très précise et sera égale à l’énergie du photon émis lors de la recombinaison.

Dit autrement, selon le matériau choisis, on a une lumière d’une couleur bien précise ! Il est donc possible de fabriquer des diodes émettant une seule couleur pure : du rouge, du bleu, du vert… Les diodes émettant du blanc n’existent pas : leur technologie repose soit sur la combinaison de plusieurs sous-diodes dont la lumière une fois mélangée apparaît comme du blanc.

image d’en-tête de Tod Kurt

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qwerty wrote:

Tiens en parlant de laser : pourquoi certains lasers de tel couleur est plus chère que d'autre couleur ?

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Sbgodin wrote:

Salutations distinguées :-)

La couleur obtenue par combinaison du rouge, du vert et du bleu n'est pas non plus du blanc. C'est notre œil qui fait le blanc. Le vrai blanc, c'est un spectre continu contenant toutes les couleurs pures.

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Le Hollandais Volant wrote:

@qwerty : simplement parce que créer un matériau dont le niveau énergétique de la recombinaison électron-trou correspondant au rouge a été très facile, mais qu'il a fallu beaucoup plus de recherche pour en faire des verts, des bleus, des jaunes.

Les bluray (rayon bleu, comme le dit son nom) sont plus chers et sont arrivés si tard après le cd (infrarouge) et le dvd (rouge) en partie à cause de ça.

Aussi, plus on monte vers les fréquences hautes, plus c'est difficile physiquement. Un laser rouge ou vert est simple à alimenter. Mais un laser bleu l'est moins. Un laser uv voire à rayon X sont encore plus compliqué à mettre au point.

On trouve des pointeurs lasers rouges et verts et même bleus pour presque rien maintenant. Les jaunes et les violets sont encore un peu chers.

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Arfy wrote:

Pour le besoin énergétique on voit assez rapidement avec une lampe led de déco "qui change de couleur" que quand la pile se vide, c'est d'abord le bleu qui disparaît, puis le vert et ensuite seul le rouge reste... souvent LONGTEMPS =)

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Le Hollandais Volant wrote:

@Arfy : très logique, d’ailleurs.
Sur la gamme des fréquences, le bleu est à plus haute fréquence que le vert, puis le rouge.
La fréquence du bleu étant plus grande que le rouge, l’énergie d’une onde bleu est également plus grande qu’une rouge. Du coup, la différence d’énergie (égale à l’énergie des photons) entre les deux bandes dans une Led bleue est plus grande que dans une Led rouge. Enfin, la tension nécessaire pour faire passer un électron d’une bande à l’autre est plus grande pour la bleue que pour le rouge.

Si une pile délivre une tension nominale, celle-ci baisse au fil du temps. Vu que la tension à avoir pour le bleu est plus grande que pour avoir du rouge, le bleu s’éteint avant le rouge.

Sur ce tableau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Diode_%C3%A9lectroluminescente#Couleurs
On voit très clairement que plus la longueur d’onde de la couleur diminue (donc que la fréquence augmente), plus la tension nécessaire augmente aussi.

(btw, on voit que les semi-conducteurs utilisés contiennent des composés assez bizares : arséniure de gallium, séléniure de zinc, etc. Faites gaffe avec ces produits et à bien les faire recycler correctement : ils contiennent de l’arsenic (très toxique) et du sélénium (très toxique aussi, et son contacte avec la peau produit une sueur plus puante que les œufs pourris, pas pour rien qu’il est sous le soufre dans la table périodique :p)).

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seb wrote:

C'est plutôt marrant d'apprendre que les LED bleues consomment plus que les LED rouges et de voir les voitures électriques pleines de LED bleues.
ça m'a toujours fait halluciner de voir autant de lumières sur des voitures avec une autonomie faible mais là on se rend compte qu'ils utilisent la lumière qui réduit le plus l'autonomie de la voiture. Certes c'est minime mais quand même.

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Le Hollandais Volant wrote:

@seb : c’est très minime, comme tu dis.

Et surtout une question de sécurité. Le bleu un peu vif réveille, alors que le rouge donne plutôt envie de s’endormir. Le soir, quand le soleil est bas, le ciel est rouge et c’est l’heure de dormir. Le cerveau l’interprète comme ça.
C’est pour que ça qu’en mettant un logiciel du style Redshift ou F.lux qui vont colorier l’écran de ton ordi en teintes rouges le soir, tu dormiras mieux : ton cerveau sera pas gardé éveillé par la lumière blanche/bleue.

Si tu mets des led et des lumières uniquement rouges partout la nuit dans les voitures, ça maintient moins éveillé.

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Julien wrote:

A propos de lumière je viens justement de lire un article sur une start-up américaine qui mis au point un procédé (source) pour imprimer de la lumière... Les perspectives et les applications de cette technologie sont vraiment énormes...

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moielias wrote:
Bonjour, mais pour les led COB blanches il y a vraiment 3 "petites" led pour avoir du "blanc" ?! Ou c'est une autre technologie ?
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Le Hollandais Volant wrote:
@moielias : oui, même si aujourd’hui on a aussi des led mono-chromes (bleues) avec un revêtement qui absorbe une partie du bleu pour émettre du jaune. Le jaune et le restant du bleu produisant du blanc (en synthèse additive).

Mais une lampe blanche composée de 3 led colorées n’est pas exotique : ce principe est utilisé dans les écrans, avec les sous pixels colorés (ce ne sont pas des led, mais le principe des 3 couleurs reste le même).
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Atlas wrote:

Je bloque : Pourquoi la recombinaison électron-trou libère un photon ?

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Le Hollandais Volant wrote:

@Atlas : Salut,
C’est parce que quand l’électron est hors de son trou, il est dit « excité » : c’est à dire qu’il possède un surplus d’énergie.

Quand il retourne dans son niveau fondamental, au cours du processus appelé « recombinaison électron-trou », alors il libère ce surplus d’énergie. Ici, il fait cela sous la forme d’une libération de photon.

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Atlas wrote:

@Le Hollandais Volant : Bonjour ! Au risque de passer stupide, je n'arrive toujours pas à visualiser quel procédé permet à l'électron de créer un photon. De l'énergie c'est un mouvement d'électron n'est ce pas ? Comment à partir de ce mouvement l'électron crée un photon ?

Je n'ai malheureusement pas eu la chance de suivre un cursus scientifique et j'esssaye de comprendre tout cet univers qu'est la physique quantique :) Merci de votre aide par vos articles et vos réponses

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Le Hollandais Volant wrote:

@Atlas :

De l'énergie c'est un mouvement d'électron n'est ce pas ?

Non. Tu confonds énergie et électricité. Un mouvement d’électrons, c’est le courant électrique.
Le mouvement d’électrons dont il est question dans l’électricité, c’est quand les électrons sautent d’un atome à un autre, de la borne négative vers la borne positive (d’une pile par exemple). Les électrons se déplacent alors.

Ici je parle de niveaux d’énergie et d’électrons qui passent d’un niveau à un autre. Ceci n’est pas un déplacement.
C’est simplement que l’électron change d’état énergétique : il passe d’un état faiblement énergétique à un état hautement énergétique (excitation) ou l’inverse, d’un état haut à un état bas (désexcitation).

Lors de la désexcitation, l’électron libère un photon. C’est sa façon à lui de se délester d’un surplus d’énergie qu’il possède. Ensuite, le photon, parce qu’il est un photon, se déplace à la vitesse de la lumière.
Il n’y a pas de procédé particulier : une particule qui passe dans un niveau d’énergie plus bas libère un photon.

Ici, dans le cas particulier de la diode, il se trouve que les niveaux d’énergie et l’électricité sont effectivement liés : un électron excité est capable de se déplacer (et constituer un courant électrique). Ceci est possible parce que la diode contient un matériau semi-conducteur (c’est la principale et la plus intéressante propriété de ces matériaux).

Dis-moi s’il y a des choses que tu ne comprends pas.

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Atlas wrote:

@Le Hollandais Volant : C'est passionnant. Quelques interrogations subsistent : Pour rendre le semi conducteur, conducteur, il faut appliquer une tension suffisante. Une tension c'est un mouvement d'électron n'est-ce pas ? Si c'est un mouvement assez "fort" alors on peut expulser des électrons de la bande de valence à la bande de conduction. Un électron qui sort de la bande de valence, sort de son trou. Pour une raison que j'ignore, cette sortie de son trou fait qu'il est excité et qu'il y a un surplus d'énergie. Peut-on dire indirectement que c'est, dans ce cas précis, le mouvement donné à l'électron qui lui a permis d'être excité ? Je me souviens avoir lu que la charge de l'électron peut aussi dépendre de sa distance par rapport au noyau (à confirmer ?), serait-ce plutôt sa nouvelle "place" qui le rend excité ?

Merci !

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Le Hollandais Volant wrote:

@Atlas :

Pour rendre le semi conducteur, conducteur, il faut appliquer une tension suffisante

Oui.
On peut se faciliter la tâche en « dopant » le matériau semi-conducteur, c’est à dire qu’on intègre dans la matériau des impuretés. La tension nécessaire pour le rendre conducteur sera alors réduite. Dans le cas du silicium (semi-conducteur) on y injecte du bore (semi-conducteur de type "P") ou du phosphore (semi-conducteur de type "N"). Voir cet article (de moi) : C’est quoi un semi-conducteur ?.

Une tension c'est un mouvement d'électron n'est-ce pas ?

Non.
Le mouvement d’électrons, c’est le courant électrique.
Ce courant est caractérisé par plusieurs choses, dont principalement :
** l’intensité, qui est le débit d’électrons. Elle se mesure en ampères. Plus il y a d’électrons qui passent, plus l’intensité est grande.
** la tension, qui peut être assimilé à la vitesse, ou la force des électrons. Plus les électrons ont cette "volonté" d’aller d’une borne à l’autre, plus la tension est grande.

La tension est difficile à expliquer comme ça. Il faut le voir comme une différence de potentiel électrique entre deux points d’un circuit. La tension, c’est comme un dénivelé : plus la pente (tension) est raide (grande), plus les électrons vont vite et fortement d’un bout à l’autre du circuit.

Voir cet article pour plus de détails : http://lehollandaisvolant.net/science/elec/

Si c'est un mouvement assez "fort" alors on peut expulser des électrons de la bande de valence à la bande de conduction.

Attention, un électron dans la bande de valence n’est pas en mouvement.
Un électron dans la bande de valence est responsable des liaisons covalentes dans le semi-conducteur. Il s’agit des liaisons qui lient deux atomes entre eux (par exemple dans une molécule, ou ici, une structure cristalline).

Ce n’est qu’une fois que l’électron est excité — sous l’effet d’une tension électrique – qu’il peut cesser de maintenir les liaisons covalentes et parcourir le matériau (et donc former un courant électrique). C’est là qu’il se trouve dans la bande de conduction, car le matériau devient alors conducteur d’électricité.

Un électron qui sort de la bande de valence, sort de son trou. Pour une raison que j'ignore, cette sortie de son trou fait qu'il est excité et qu'il y a un surplus d'énergie.

C’est l’inverse : un électron au repos se trouve toujours dans la bande de valence. Quand on l’excite, il passe dans la bande de conduction. Il est alors dans un état où il possède un surplus l’énergie.

Peut-on dire indirectement que c'est, dans ce cas précis, le mouvement donné à l'électron qui lui a permis d'être excité ?

C’est l’inverse : c’est parce qu’il est excité, qu’il peut aller dans la bande de conduction et se déplacer pour former le courant électrique.

Autrement, oui, c’est l’effet d’une tension électrique suffisante qui excite l’électron et lui permet de passer dans la bande de valence.
L’énergie véhiculée dans le champ électrique (ou tension électrique : dans un matériau conducteur, le champ électrique et la tension, c’est la même chose (quasiment)) est transmis à l’électron, qui le capte.

Note que l’excitation d’un électron ne vient pas forcément d’une tension électrique.
Dans un panneau photovoltaïque, c’est la lumière qui excite les électrons du panneau, et qui produit alors un courant électrique.
Dans un matériau piézoélectrique, c’est la pression exercée sur le matériau qui excite l’électron et produit un (très faible) courant électrique.

Je me souviens avoir lu que la charge de l'électron peut aussi dépendre de sa distance par rapport au noyau (à confirmer ?), serait-ce plutôt sa nouvelle "place" qui le rend excité ?

Non, la charge électrique de l’électron est toujours la même. La charge est une constante propre à une particule, et pour l’électron elle est toujours de $1,602 \times 10^{-19}$ coulomb.

Par contre, la « position » de l’électron au sein de l’atome lui donne une certaine énergie fondamentale. Les électrons externes sont ainsi plus faciles à arracher de l’atome que les électrons internes.
Quand un atome perd un électron, il devient un ion. C’est pour ça qu’on appelle ces énergies des « énergies d’ionisation ».

Par exemple, pour l’atome de chlore, l’énergie nécessaire pour arracher le premier électron est de 1 256 kJ/mol. Pour arracher le second électron, c’est 2 295 kJ/mol. Le troisième, 3 850 kJ/mol. Pour le septième, c’est 11 000 kJ/mol. Plus l’électron est proche du noyau, plus il y est attaché et plus il faut apporter de l’énergie pour arracher cet électron.

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Atlas wrote:

@Le Hollandais Volant : C'est super, j'ai, je pense, tout compris ! Merci beaucoup pour ces explications c'est bien plus clair. Je rejoins comme beaucoup l'avis que ce blog est très très utile. Il a rejoint mes favoris "sciences", je rattraperai mon retard et probablement à très bientôt sur d'autres articles :)

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Emile wrote:

Bonjour,

Il n'y a peut être aucun rapport, mais vos connaissances étant importantes je me suis dit que vous pouviez répondre à ma question.

J'ai acheté récemment plusieurs bandes de LED, des RGB ainsi que des bleus. Voulant les connecter les uns aux autres et n'ayant pas de possibilités électriques infinies sous la main,(entendre par là, fils ou prises à disposition..), j'ai décidé de les raccorder en dérivation.

D'après mes souvenirs d'école, en dérivation l'intensité du générateur se divise entre les composants et la tension reste la même ( les lampes brillent fortement ) alors qu'en série l'intensité reste la même dans chaque composant mais la tension aux bornes de chacun se répartie ( les lampes brillent faiblement).

Ma question est donc la suivante, dois-je comme je le pensais raccorder mes différentes bandes de LED en dérivation ? En fait, je me demande si c'est la tension ou l'intensité qui importe pour une LED en fonctionnement avec une luminosité optimale. ( d'après moi se serait l'intensité, la quantité d'électrons, mais mes cours me font penser l'inverse...)

Sur mon adaptateur, il est indiqué : DC 12 ,6A max.
IL est conçu ( du moins livré avec ) une bande de LED 5050 RGB de 5m.

D'après mes essais, cet adaptateur fonctionne avec 10m. Mais il y a j'imagine une limite qui doit dépendre du nombre de led, de résistances auprès des led, de la longueur et du diamètre de mes fils de raccordement.

Je me demande donc, s'il y a une manière de savoir combien de mètre de led je peut faire fonctionner grâce à cet adaptateur. D'ailleurs, je comptais pour mes led bleues uniquement, les raccorder directement en dérivation en amont de cet adaptateur. LA tension étant de toute manière de 12V avant cet adaptateur.( ce dernier sert uniquement je pense, à contrôler via fréquences, les résistances pour obtenir des couleurs différentes.)

D'ailleurs, si je peut me permettre une autre question. A diamètre trop gros, je ne risque pas d'ajouter une trop forte résistance diminuant ainsi la luminosité des mes led ? Actuellement mon "fil" doit faire 2mm de diamètre, environ 15 petits fils de cuivre (O=1mm) sont à l'intérieur de la gaine.

Merci infiniment d'avoir déjà pris le temps de lire ce pavé.

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jojumir wrote:

@Le Hollandais Volant :
Je suis entrain de me casser la tête pour trouver une manière simple d'expliquer à des élèves de 5ème le principe de fonctionnement d'une DEL.
Au secours !!!!!

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Le Hollandais Volant wrote:

@jojumir : Pas facile sans notions de quantique, de niveau d’énergie ou d’électrons.

J’essayerais donc de dire que la tension électrique appliqué à la DEL donne de l’énergie aux atomes, et que les atomes libèrent ensuite cette énergie sous la forme d’une lumière monochromatique (d’une seule couleur). C’est juste le « E » dans « DEL », qui signifie « électroluminescence » : « de la lumière produite sous l’effet de l’électricité ».

Tu peux ensuite justifier le symbole électrique de la DEL : les deux bornes et les flèches qui en partent.

Ensuite, la couleur de la DEL dépend du matériau utilisé : https://en.wikipedia.org/wiki/Light-emitting_diode#Colors_and_materials
J’espère que ça suffira ^^
Après, tout n’a pas besoin d’être expliqué à ce niveau. Garde les explications détaillées pour les questions qu’ils vont te poser. Mais du moment que le principe de fonctionnement est expliqué simplement, ça leur suffira ^^.

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azerty wrote:

@qwerty :
Le rouge et la couleur la plus facile a atteindre ensuite le vert et le bleu donc dans et ordre du moins cher au plus cher.

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Nonono wrote:

Merci beaucoup pour cette explication très claire, et tout de même approfondie.
Bonne continuation

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Evautom wrote:

Bonjour,

Pourriez-vous expliquer le système des lampes de thérapie leds ? Que font les couleurs comment pourquoi ? Merci beaucoup.

Evautom

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Le Hollandais Volant wrote:

@Evautom : La lumière naturelle a un effet qui réveille, sur l’organisme : c’est normal, quand les premiers rayons du soleil arrivent le matin, il est l’heure pour nous de se mettre en éveil pour la journée. Notre organisme s’est adapté à ça. Pareil, quand le Soleil se couche, notre organisme se met en mode « sommeil ».
On parle ici de la lumière naturelle, ou « chaude ». Il s’agit de la lumière du soleil, du feu, d’une flamme ou celle des ampoules à incandescence.

Cette lumière est complète, c’est à dire que toutes les longueurs d’ondes y sont présentes : y compris (et surtout, même) l’infrarouge, qui est responsable de la chaleur ressentie sous ces lumières. D’où la dénomination de « lumière chaude ».

Les led, les lampes à tubes fluorescents, ou les néons, sont des lumières froides : c’est tout sauf de l’incandescence : la lumière est d’origine quantique et dans tout le spectre d’une telle lumière, il n’y a qu’une, ou quelques longueurs d’ondes de présentes. Leur effet sur l’organisme n’est pas identique et la nature ne nous a pas prémuni face à ces sources de lumières. Leur effet est donc différent (parfois décrits comme néfaste, même si je ne sais pas si les études qui ont pu pire ça soient sérieux ou valides).

Néanmoins, une chose reste valables : selon la couleur de la lumière, l’organisme réagit différemment. Une lumière rouge/orangée nous met en mode « sommeil » : c’est en effet la couleur du Soleil couchant, qui annonce l’arrivée de la nuit. C’est de là que viennent les applications qui « rougissent » l’écran des PC ou des téléphones. La lumière bleue par contre, empêche de s’endormir, car elle est plus proche de la lumière du jour.
Du coup, un écran de smartphone normal (pas rouge) qui tire un peu sur les tons bleus et utilisé juste avant de dormir, nous empêche de dormir. Un écran rouge nous aide à dormir.

J’imagine donc que la thérapie led (que je ne connaissais pas), se base sur tout un tas de choses dans ce genre là, considérant peut-être que toutes les couleurs ont un effet différent sur l’organisme…

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Phical wrote:

Belle leçon de choses.
Mais alors, sur la plan pratique du remplacement de lampes à filaments par des lampes à LED : pour les grosses ampoules, pas de question: leur culot compte peut-être un redresseur à diode. Mais pour les petites lampes qui devraient être remplacées par des petits LED, par exemples pour des hublots de 50mm, peut-on alimenter des lampes LED en courant alternatif 50 Hz ?

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Le Hollandais Volant wrote:

@Phical : bien sûr ! La LED ne s'allumera que 50 % du temps seulement.
Mais tout comme ils font des ampoules LED à plusieurs couleurs (les vertes qui deviennent rouge quand oa batterie est vide par exercice), ils peuvent très bien en fait une avec deux LED branchées en opposition de polarité. De cette manière, il y a aura toujours une led allumée.

Aussi, un pont à diode peut aussi être fait avec des diodes lumineuses : les LED restent des diodes.

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jean do wrote:

Bonjours, le rouge est la couleur qui a la longueur d'onde la plus élevé. Pourquoi les led rouge sont les led qui nécessitent le moins de tension pour les allumer ?
Merci bien

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Le Hollandais Volant wrote:

@jean do : parce que parler d’une longueur d’onde pour caractériser une onde est une mauvaise idée. Il faut parler en terme d’énergie.
Cela se voit très rapidement avec les équations exprimant ces deux grandeurs.

Si on prend une onde quelconque, son énergie est :

$$E = h \times \nu$$

Où $h$ est la constante de Planck (constante) et $\nu$ est sa fréquence temporelle (le nombre d’oscillations par seconde). Donc on voit que l’énergie dépend que de sa fréquence temporelle.

La longueur d’onde $\lambda$, dans tout ça, c’est
$$\lambda = \frac{h \times c \times n}{E}$$

Où $n$ est l’indice de réfraction optique du milieu.

De ces deux équations, on voit que :

** l’énergie $E$ ne dépend que de la fréquence de l’onde. Elle est propre à l’onde et de rien d’autre.
** la longueur d’onde $\lambda$ dépend de l’onde, bien-sûr, mais aussi du milieu dans lequel on se trouve. De plus, $\lambda$ et $E$ sont inversement proportionnels. À une grande longueur d’onde correspond une petite énergie, et inversement.

C’est pour ces deux raisons que je décourage de raisonner en terme de longueur d’onde, mais plutôt en terme d’énergie d’une onde.

==

Maintenant pour répondre à ta question, même si je pense que tu as compris : le rouge a une grande longueur d’onde, mais une faible énergie. Le bleu, lui, a une courte longueur d’onde mais une énergie plus grande. C’est pour cela que la tension nécessaire pour allumer une LED rouge est bien plus faible. En fait, la tension électrique à appliquer au semi-conducteur dans la LED rouge est faible : l’électron s’excite "un peu" et la lumière émise est également faiblement excitée : elle est rouge. Dans une LED bleue, la lumière est plus énergétique, les électrons passent dans un niveau d’excitation également bien plus grand, et pour cela il faut donc une tension plus grande.

Dans tous les cas, retiens que la seule grandeur qui est invariable sur une onde, c’est l’énergie qu’elle véhicule. Une lumière rouge, que ce soit dans le vide, l’air, l’eau, le diamant… aura une énergie identique (mais sa longueur d’onde changera : de 25% dans l’eau, de 40% dans le diamant, etc.).

J’explique tout ça dans cet article : Pourquoi parler d’une longueur d’onde pour une couleur est un problème.


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